Samuel Masse, vice-président de la Confédération Européenne des Vignerons Indépendants, demande dans Vitisphère à ce que soit retranscrit au plus vite les propositions discutées dans le Groupe de Haut-Niveau sur le vin.
Face aux difficultés croissantes du secteur viticole, en réponse aux demandes portées par la Confédération européenne des Vignerons Indépendants (CEVI) et les organisations de la filière, la Commission Européenne entend la demande d’accélérer la mise en place des mesures concrètes annoncées dans le cadre du Groupe à Haut Niveau pour soutenir la filière.
Samuel Masse, vice-président de la CEVI, souligne l’urgence d’appliquer les propositions du Groupe de Haut-Niveau sur les politiques vitivinicoles, notamment l’extension de la durée entre l’arrachage et la replantation à 8 ans au lieu de 5 ans actuellement. Cette mesure permettrait aux vignerons d’adapter leurs stratégies face aux marchés en évolution tout en assurant une meilleure gestion des sols.
Le Groupe de Haut Niveau propose également de réduire à 0 % la croissance annuelle des nouveaux droits de plantation, mais aucune de ses recommandations n’a encore été validée. C’est tout l’enjeu des prochaines semaines pour Samuel Masse. L’objectif est également de constituer une véritable boîte à outils de gestion de crise, avec des dispositifs d’arrachage, de vendange en vert et d’adaptation au changement climatique, sans pour autant impacter les fonds européens du programme sectoriel.
Toutefois, Samuel Masse se montre sceptique quant au renforcement des Organisations de Producteurs, qu’il considère inadaptées au modèle des vignerons indépendants. Il plaide plutôt pour des mesures plus flexibles et directement accessibles aux exploitations, afin d’assurer une régulation efficace du marché et une meilleure résilience du secteur.