Depuis quand participez-vous à l’opération « Vendangeur d’un jour » ?
Nous participons à l’opération depuis 2019. La première année, nous n’avions accueilli que deux visiteurs. Mais ces personnes ont souhaité revenir et, grâce au bouche-à-oreille, nous comptons désormais environ 15 participants chaque année, avec même 22 participants en 2025.
Comment se déroule une journée type avec vos « vendangeurs d’un jour » et quelle est l’ambiance sur le domaine ?
L’arrivée se fait le matin au caveau, avec un accueil autour d’un café et de quelques mignardises.
Nous proposons ensuite aux participants de vendanger pendant environ 1h30. Pour l’occasion, nous réservons une ou deux parcelles de vendanges tardives. C’est préférable à une période de plein boom des vendanges : nous avons ainsi davantage de temps pour échanger avec les participants et leur donner des explications sur le terroir et la récolte.
Nous organisons également une visite de la cave et de la cuverie, ainsi qu’une dégustation des jus en fermentation. Nous leur montrons aussi la mise en presse des raisins qu’ils viennent de cueillir.
Selon le nombre de participants, nous scindons le groupe en deux afin de garantir une expérience de qualité, plus immersive et propice aux échanges.
Le midi, nous proposons une formule avec repas. En général, nous essayons de faire coïncider l’opération « Vendangeur d’un jour » avec le repas de fin des vendanges. Les participants sont alors invités à la Soulenque avec l’ensemble de nos ouvriers agricoles.
Qu’est-ce que cette opération vous apporte, à vous et à votre domaine, sur les plans humain, commercial ou en termes d’image ?
C’est un bon moyen de remettre les choses à plat et de parler positivement de notre métier, qui est à la fois beau et compliqué. Sur le terrain, il est plus facile d’en discuter et de sensibiliser les gens à cette réalité et leur véhiculer une belle image de notre profession.
Pendant l’apéritif et le repas, nous pouvons également plus facilement parler de notre travail et de nos vins. Ces moments de convivialité sont particulièrement propices aux échanges.
Que diriez-vous à un vigneron qui hésite encore à se lancer dans l’opération ?
Il y a réellement beaucoup à gagner à participer à cette opération, tant sur le plan humain que pour la fidélisation des clients. Proposer une immersion dans notre travail est, selon nous, le meilleur moyen de chasser les aprioris et de transmettre un message fidèle à la réalité du terrain et loin des discours à charge et alarmistes sur notre métier.
Témoignage de Vincent Bilhac, Domaine de l’Aster, Péret (34)

