Face à une nouvelle année marquée par des épisodes climatiques particulièrement violents, les Vignerons Indépendants continuent à agir sur les deux fronts : obtenir des réponses rapides pour les domaines en difficulté et porter auprès des pouvoirs publics une véritable stratégie nationale de prévention des risques climatiques.
Canicule, sécheresse, incendies, mais aussi gel, grêle ou excès d’eau : année après année, les événements climatiques fragilisent les exploitations viticoles et leur capacité à produire. Face à cette situation, Jean-Marie Fabre continue de porter auprès du Gouvernement et dans les médias une conviction forte des Vignerons Indépendants : nous devons mieux répondre à l’urgence, mais surtout investir davantage dans la prévention.
Des mesures immédiates pour les domaines touchés :
À la suite des violents épisodes de canicule, de sécheresse et des incendies qui ont affecté plusieurs vignobles cet été, le président des Vignerons Indépendants de France a échangé avec la ministre de l’Agriculture et son cabinet afin de défendre les mesures d’urgence attendues par les exploitations.
Les Vignerons Indépendants demandent notamment des allègements de charges, à travers la prise en charge de cotisations sociales et des exonérations de taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFNB).
Jean-Marie Fabre a également demandé la mise en œuvre d’une année blanche bancaire, permettant de reporter les échéances des exploitations les plus fragilisées et de redonner rapidement de l’oxygène à leur trésorerie.
Passer de la réparation à la prévention :
Au-delà des réponses indispensables à court terme, ces nouveaux événements confortent le message porté depuis près de trois ans par les Vignerons Indépendants : le modèle de gestion des aléas climatiques doit évoluer.
L’État ne peut pas intervenir uniquement après chaque catastrophe pour réparer les dégâts. Il doit aussi accompagner les exploitations en amont afin de protéger leur potentiel de production.
Car protéger une récolte, ce n’est pas seulement répondre à un enjeu climatique. C’est permettre à une entreprise de préserver son chiffre d’affaires, ses marchés, ses emplois et sa capacité à investir. C’est également maintenir l’activité économique de l’ensemble des territoires viticoles.
Les Vignerons Indépendants défendent ainsi la mise en place d’un plan d’investissement sur plusieurs années, mobilisant conjointement l’État, les Régions et les fonds européens, avec l’ambition d’accompagner la protection d’environ 400 000 hectares de vignoble.
Maîtrise et stockage de l’eau, retenues collinaires, filets paragrêles, dispositifs de protection contre le gel : différentes solutions existent et doivent pouvoir être déployées en fonction des réalités de chaque territoire.
L’expérience menée en Auvergne-Rhône-Alpes, où certains investissements de protection contre la grêle peuvent bénéficier d’un accompagnement allant jusqu’à 70 %, montre qu’une politique ambitieuse de prévention est possible lorsqu’elle dispose de moyens adaptés.
Pour Jean-Marie Fabre, l’enjeu est désormais de « passer en mode commando climat », les mesures d’urgence restent indispensables pour accompagner les exploitations frappées par les événements de cet été. Mais continuer à réparer les dégâts sans investir suffisamment dans leur prévention conduirait progressivement à fragiliser le potentiel de production viticole français.
Protéger le vignoble aujourd’hui, c’est préserver nos entreprises, nos marchés et nos territoires pour demain.

